"Je tombe dans le canapé marron, qui m'engloutit. Les genoux me remontent au menton, et mon pantalon au-dessus des socquettes. (...) Chaque tentative pour me dégager est cause que je m'enfonce davantage. J'ai l'estomac comprimé, les poumons à l'étroit. Je suis oppressé. Cet intérieur modeste me sort par les yeux. Je vomis la classe populaire et ses meubles trop gros, ses bâtards difformes et ses pattes de chevreuil, ses dessus-de-lit bon marché et son goût de chiotte. Ma petite bourgeoisie inspirée est au martyre."
Jean-Yves CENDREY - La maison ne fait plus crédit
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