
Lundi 16 Mai, jour 2 : Pékin
En arrivant, mauvaise surprise, il fait gris ou plutôt il fait blanc. Même à laéroport, on a limpression dêtre au bout du monde. Ca tombe bien, on y est. Les files de taxi ininterrompues impressionnent. Les immeubles de la périphérie de Beijing me font penser à Malte, à ces zones un peu à labandon, hors de tout. Et puis les ventilos qui occupent toutes les façades me rappellent les descriptions de Cuba par Zoé Valdés.
Notre passage obligé sur la place Tian an Men nous fait rapidement prendre conscience que la Chine est passée à lère du capitalisme effréné : du Mac Do à linternet café en passant par les vendeurs de parapluie qui doublent leur prix en traduisant du chinois à langlais.
Comme il pleut, nous pouvons voir les hordes de cyclistes avec leur poncho de pluie de toutes les couleurs. Après un passage à lhôtel et une sieste comateuse nous sortons à grand peine arpenter les rues avoisinantes à la recherche dun «vrai» parapluie. Vrai, signifie : un parapluie qui ne se referme pas tout seul quand il est trop mouillé. A défaut de magasins de parapluie nous trouvons nombre restaurants, une pharmacie désespérément vide où discutent une demi-douzaine demployées, des boutiques de cigarettes, danciens magasins reconvertis en dortoirs avec vue directe sur la rue et enfin un mini magasin dalimentation où je vais fouiner. Jen ressors avec une drôle de gelée aux litchis. Au dernier moment, je nai pas tenté les curieux liquides roses et verts avec de petites choses noires et blanches flottant à lintérieur. Jai également pris de curieuses gaufrettes au maïs et au chocolat qui ont été englouties en moins de 2. Je prévois dautres passages prochains pour goûter ce que je nai pas osé prendre.
Nous retournons manger à lhôtel où la salle de restaurant est déserte puisquil est déjà tard (19 h). Nous nous décidons pour des tranches de buf épicées et froides, des causses de petits pois grillés et une sorte domelette en lamelle. Quand nous demandons un dessert, les choses se gâtent. Il y a bien quelque chose qui se nomme salade de fruit sur la carte mais la photo du plat ne ressemble pas à lidée que nous nous en faisons.
Après mêtre assurée que le plat en question était bien composé de fruits (pommes, bananes, etc.) nous confirmons la commande. Cest là que nous nous rendons compte que la fameuse salade de fruit est assaisonnée de vinaigrette. Bon, après un temps dadaptation on sy fait
On va se coucher pour essayer de récupérer de notre très mauvaise nuit dans lavion et être en forme pour le lendemain.

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